
Zino
Eau de Toilette

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Notre avis expert
Davidoff Zino fait partie de ces parfums qui ne crient pas leur présence mais marquent durablement les esprits. Lancé en 1986 par Michel Almairac, ce jus oriental boisé a su trouver sa place entre les géants de l'époque et ne l'a jamais quittée. En boutique, on le présente souvent aux hommes qui cherchent quelque chose d'affirm sans tomber dans la lourdeur — une fragrance qui sait être présente sans être envahissante.
Un équilibre entre fraîcheur et sensualité assumée
La première impression de Zino, c'est cette ouverture qui joue sur plusieurs tableaux simultanément. La lavande et la bergamote apportent une fraîcheur immédiate, tempérée par le bois de rose brésilien et la sauge sclarée — deux notes moins classiques qui donnent tout de suite une personnalité au parfum. On n'est ni dans le fresh basique ni dans l'oriental massif, mais quelque part entre les deux, dans un territoire que peu de créations de cette époque ont su occuper avec autant de naturel.
Le cœur floral surprend souvent les clients masculins : rose, jasmin, muguet et géranium forment un bouquet qui pourrait sembler féminin sur le papier. Mais porté sur peau d'homme, ces notes se font plus vertes, plus terreuses, soutenues par une base de patchouli, santal, vanille et cèdre qui vient ancrer l'ensemble dans un registre clairement masculin. C'est cette dualité qui fait la force de Zino — il ose emprunter aux codes féminins pour créer quelque chose d'inédit côté hommes.
Après près de 40 ans sur le marché, Zino reste fidèle à sa formule d'origine. Dans un monde où les parfums masculins tirent de plus en plus vers le sucré ou le synthétique, il garde cette authenticité des grands boisés orientaux des années 80, avec une tenue qui se déploie en douceur sur 6 à 8 heures selon les peaux.















