
Giorgio
Eau de Toilette
4.7/5 | 12 avisPlus que 2 en stock.

Notre avis expert
Giorgio Beverly Hills Giorgio, c'est ce parfum qui ne laisse personne indifférent depuis 1981. Floral assumé, presque provocant, il porte en lui tout l'éclat de la Californie et cette dose de glamour qui fait les légendes. Quand on l'ouvre en boutique, la réaction est immédiate : soit on craque instantanément pour cette déferlante de fleurs blanches, soit on recule d'un pas. Pas de juste milieu avec Giorgio.
Un bouquet floral assumé
Dès les premières secondes, la bergamote et la fleur d'oranger donnent le la, accompagnées de notes fruitées d'abricot et de pêche qui apportent une rondeur immédiate. Mais c'est au cœur que Giorgio montre ses vraies couleurs : tubéreuse, gardénia, ylang-ylang, jasmin — on ne fait pas dans la demi-mesure. Cette opulence florale, Bob Aliano l'a voulue intense, presque narcotique.
Le fond tempère cette exubérance avec la vanille et le musc, tandis que le santal et le cèdre apportent une structure boisée qui évite l'écueil du trop-sucré. La mousse de chêne et le patchouli signent cette composition d'une empreinte terreuse qui ancre le parfum dans une certaine sophistication, malgré son côté délibérément spectaculaire.
Giorgio s'adresse aux femmes qui assument leurs goûts et ne cherchent pas la discrétion. C'est un parfum de caractère, solaire et généreux, qui porte loin et longtemps. Parfait pour celles qui veulent marquer leur passage sans jamais passer inaperçues.
L'univers olfactif
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L'héritage d'un concept store visionnaire
Giorgio Beverly Hills, c'est d'abord l'histoire d'un homme qui a bousculé les codes de la parfumerie sélective. En 1961, Fred Hayman crée le premier concept store sur Rodeo Drive, mélange inédit de mode et de parfumerie qui attire immédiatement la jet-set hollywoodienne. Vingt ans plus tard, il transpose cette vision dans un flacon : Giorgio naît en 1981, portant en lui tout l'ADN de cette boutique mythique aux rayures jaunes et blanches. On reconnaît immédiatement sa filiation avec ce temple du luxe californien où défilaient déjà les stars.
Cette légitimité, on la ressent encore aujourd'hui quand on conseille Giorgio en boutique. Les clientes nous parlent de leur mère, de leur sœur, de cette transmission qui se fait naturellement d'une génération à l'autre. C'est rare, un parfum qui traverse les décennies sans prendre une ride, qui garde cette faculté de surprendre et de séduire. Giorgio appartient à cette catégorie très fermée des parfums qui ont marqué leur époque et continuent de la définir.
Quand la tubéreuse prend le pouvoir
Si Giorgio divise, c'est en grande partie à cause de sa tubéreuse. Cette fleur blanche, Bob Aliano l'a surdosée volontairement, lui donnant une présence quasi hypnotique qui peut désarçonner au premier contact. Associée au gardénia et au jasmin, elle forme un trio de fleurs blanches d'une intensité rare en parfumerie. Cette approche frontale, presque brutale, tranche avec les compositions plus policées de l'époque.
Pourtant, c'est exactement cette audace qui fait le charme de Giorgio. On y trouve cette générosité californienne, cette façon de ne jamais faire les choses à moitié. Les notes fruitées d'abricot et de pêche viennent adoucir le propos sans l'édulcorer, tandis que l'ylang-ylang et la rose apportent leurs nuances respectives. Au final, cette débauche florale trouve son équilibre dans un fond vanillé-ambré qui wrap le tout d'une sensualité évidente. C'est un parfum qui demande de la confiance en soi, mais qui le rend au centuple.
Le profil de l'amatrice de Giorgio
Après douze ans à conseiller Giorgio, je peux dresser le portrait-robot de sa fan : c'est une femme qui n'a pas peur d'affirmer sa présence. Elle porte des couleurs vives, assume ses choix esthétiques, aime qu'on se retourne sur son passage. Pas forcément extravertie, mais sûrement pas quelqu'un qui cherche à se fondre dans la masse. Giorgio attire les personnalités solaires, celles qui voient la vie en grand et n'ont pas de temps à perdre avec la tiédeur.
Paradoxalement, on observe aussi une clientèle plus jeune qui redécouvre Giorgio par nostalgie vintage. Ces femmes de 25-35 ans y trouvent une alternative aux floraux aquatiques actuels, quelque chose de plus charnel, de plus affirmé. Elles portent Giorgio comme un manifeste olfactif, une façon de se démarquer des codes parfumés de leur génération. C'est la force des grands classiques : ils trouvent toujours de nouveaux publics pour les réinterpréter.
Giorgio face à la concurrence florale moderne
Quarante ans après sa création, Giorgio continue de tenir son rang face aux floraux contemporains. Là où beaucoup misent sur la fraîcheur et l'aquatique, lui persiste dans la voie de l'opulence assumée. Cette différence d'approche en fait paradoxalement un parfum très actuel : dans un marché saturé de créations policées, son côté radical séduit celles qui cherchent du caractère.
Comparé aux autres fleuris de sa génération — Poison, Paris, White Linen —, Giorgio garde cette spécificité californienne qui le distingue. Moins sophistiqué que certaines références premium de l'époque, moins poudré que l'Estée Lauder, il cultive cette désinvolture de la côte ouest qui reste sa signature. En boutique, quand une cliente hésite entre plusieurs floraux vintage, Giorgio s'impose souvent par sa singularité : c'est le seul qui ose cette débauche de fleurs blanches sans complexe, cette générosité olfactive qui ne transige sur rien.






