Jean-Louis Scherrer parfums

JEAN-LOUIS SCHERRER

Jean-Louis Scherrer, this former classical ballet dancer trained in the excellence of couture and this very Parisian form of elegance by his master Christian Dior, remained at the pinnacle of the fickle fashion world for three decades.

From 1971, his prized address of 51 Avenue Montaigne was the sumptuous realm of a certain fashion where « everything is fluidity, suppleness and virtuosity… with inspiration to boot… ».

Histoire

Jean-Louis Scherrer, l’histoire d’un destin tourmenté.

Jean-Louis Scherrer est l'un de ses personnages qui semblent avoir mené plusieurs vies en une. Enfant, et jeune adolescent, il rêvait de devenir une étoile de l'opéra de Paris. Pourtant, le destin lui dessina un tout autre chemin : celui de l'une des plus grandes figures de la couture française. D'abord adulé de tous, il fut finalement licencié de sa propre entreprise. Jean-Louis Scherrer affiche un destin comme il y en a peu. Selon Giorgio Armani, « Scherrer a incarné de grands moments de la haute couture française, avec des robes de soirée resplendissantes, qui resteront pour toujours gravées dans la mémoire de ceux qui aiment la mode. »

Qui est Jean-Louis Scherrer ?

Jean-Louis Scherrer, un artiste dans l’âme

Jean-Louis Scherrer né le 19 février 1935, à Paris. Il est le fils d'un médecin psychiatre, directeur de l'hôpital psychiatrique d'Auxerre. Pourtant, Jean-Louis Scherrer ne compte pas suivre la même voie que son père. Il préfère de loin le domaine artistique et désire même devenir danseur professionnel. Il suit donc d'abord des cours au conservatoire national de Paris. Son talent lui promet déjà un avenir rayonnant. Pourtant, la vie en décide autrement et Jean-Louis Scherrer est contraint de changer de projet, à la suite d'une chute qui l’oblige à arrêter de danser. Pendant son hospitalisation, Jean-Louis Scherrer dessine des croquis de modèles de vêtements féminins pour s'occuper. Sa mère remarque aussitôt son talent et l'incite à se tourner vers la haute couture.

Les débuts de Jean-Louis Scherrer dans des maisons prestigieuses

Jean-Louis Scherrer entame donc un cursus scolaire dans le stylisme. En 1956, il obtient son diplôme à la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne. Il rentre aussitôt dans les ateliers de Dior, en tant que styliste. Il y apprend les plus belles techniques de la haute couture. Au décès de Christian Dior, en 1957, il travaille avec Yves Saint-Laurent, puis avec Louis Féraud. Jean-Louis Scherrer acquiert de lourds bagages et apprend aux côtés des plus grands créateurs de l'Hexagone.

La maison de couture Jean-Louis Scherrer

Les débuts dans les années 60

En 1962, fort de cet apprentissage prestigieux, Jean-Louis Scherrer ouvre sa maison de couture au 182, rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris. Il expose sa première collection dans une cave à vin. Son défilé regroupe des robes de cocktail à pois ou fleuris. L'engouement du public est immédiat et l'entreprise de Jean-Louis Scherrer grandit peu à peu.
Dix ans plus tard, Jean-Louis Scherrer s'installe aux 51 avenue Montaigne et se lance dans le prêt-à-porter. Son style se caractérise par des motifs léopard, des jupes à poids, des vêtements à la taille écrasée, des effets très graphiques et des épaules marquées. Des prestigieuses clientes sont séduites, à l'instar de Jackie Kennedy ou de l'actrice Michèle Morgan.

L’internationalisation de Jean-Louis Scherrer

Peu à peu, Jean-Louis Scherrer affiche une notoriété planétaire. Ses créations se vendent bien au-delà de l'Hexagone. Jean-Louis Scherrer parvient même à imposer sa marque au Japon, pays dans lequel il fait un véritable triomphe ! Il devient peu à peu une figure emblématique du style branché parisien.
En 1980, son talent est récompensé par un des prix les plus prestigieux qui soit : le Dé d'Or de la Haute Couture parisienne, remporté pour sa collection « Russe » au succès international.

La parfumerie Jean-Louis Scherrer

Les premiers parfums et la diversification

Dans le même temps, en 1979, Jean-Louis Scherrer décide d'élargir son activité et se lance dans la création de parfums. Il donne naissance à trois naissances successives : Jean-Louis Scherrer, suivi de Scherrer 2, et Nuits indiennes. C'est également à cet instant qu’il inaugure sa première ligne de fourrure, et qu'il diversifie sa collection en l'accessoirisant de lunettes, de chaussures et de cravates.

Le style olfactif de Jean-Louis Scherrer

Chacun des parfums de Jean-Louis Scherrer se distingue par ses matières premières nobles et raffinées, une écriture parfaite, et une harmonie exceptionnelle. La parfumerie Jean-Louis Scherrer se destine aux initiés et aux fins connaisseurs de fragrances. Cela lui vaut même son appellation de « parfumeur couture ». Jean-Louis Scherrer donne naissance à des recettes uniques, possédant toutes un petit supplément d'âme. Jean-Louis Scherrer a le don de susciter l'émotion. Pour cela, il s'inspire souvent de ses voyages, notamment en Chine, en Inde ou au Moyen-Orient. Jean-Louis Scherrer nous invite par-delà les frontières, comme pour mieux nous faire redécouvrir notre instinct intérieur. Sa parfumerie, bien que datant de plusieurs décennies, séduit encore aujourd'hui des personnes modernes, empreintes de raffinement, et dotées d'un esprit libre.

S’en suivent des années plus troubles…

Le départ de Jean-Louis Scherrer

Après des années de succès, les choses se compliquent pour la marque Jean-Louis Scherrer. Le créateur décide de vendre une première fois son entreprise à des Américains. Finalement, il revient sur sa décision et rachète la société pour un franc symbolique. Au début des années 90, il réitère l'expérience et vend cette fois son entreprise à un groupe japonais nommé Seibu. Il reste alors salarié au sein de la marque portant son nom. Néanmoins, l'alchimie ne prend pas entre les deux camps… Les Japonais accusent le créateur de « mauvaise volonté et obstruction ». Jean-Louis Scherrer, quant à lui, leur reproche de graves erreurs de développement et jugent leur politique commerciale incertaine. Sa fille, Laetitia, mannequin vedette de la marque, entre également en conflit avec la nouvelle direction japonaise de l'enseigne. Finalement, Jean-Louis Scherrer est licencié en 1992 ce qui est pour lui « une désillusion énorme ». « Les Japonais ont une vision de la mode un peu différente de la nôtre. Nous avions été partenaires pendant dix ans, avec vingt-sept boutiques au Japon. J'ai ensuite gagné mon procès, mais même si j'ai eu des dommages-intérêts, j'ai perdu ma situation, ma vie, mon nom", regrette-t-il.
L'affaire fait un bruit immense dans le milieu de la couture. En effet, il s'agit de la première marque de haute couture à perdre son créateur originel. Ce départ précipité laisse le monde de la création sans voix !

L’après Jean Louis Scherrer

La décision est ferme et définitive. En 1994, les premières collections au nom de Jean-Louis Scherrer mais sans le créateur voit le jour. Du côté du prêt-à-porter, elles sont orchestrées par le styliste Emmanuel Chaussade tandis  qu’Erik Mortensen gère les collections de Haute couture.
En 1997, la création des accessoires et de la ligne de prêt-à-porter est déléguée à Stéphane Rolland qui lance, deux ans plus tard, une nouvelle ligne de prêt-à-porter masculin. Peu à peu, pourtant, le succès s'essouffle. La marque Jean-Louis Scherrer entame son déclin.

Jean Louis Scherrer aujourd’hui

Les différents rachats de la marque

En 2000, la marque Jean-Louis Scherrer ouvre une boutique à Pékin, en Chine. Cette création est le fruit du travail acharné de Christian Clerc, directeur pendant 15 ans de la maison Jean-Louis Scherrer, et ayant largement œuvré à pérenniser sa notoriété. Néanmoins, au même moment, tout change : l'enseigne est rachetée à la holding STEFA/EK Finances par le groupe Duménil. Peu à peu, elle cesse son activité de haute couture et les ventes s’effondrent.
La marque Jean-Louis Scherrer cesse toute activité en 2008 et ferme, sous le regard consterné de son créateur. Pourtant, l'histoire est loin d'être fini… Finalement, en 2011, la société JSB International, spécialisée dans le luxe accessible, depuis plus de 30 ans, jette son dévolu sur la griffe et souhaite lui redonner un second souffle. Cette nouvelle démarche est orchestrée par son nouveau PDG Bruno Bensoussan.

La disparition de Jean-Louis Scherrer

Une page se tourne définitivement le 20 juin 2013. Le couturier Jean-Louis Scherrer décède des suites d'une longue maladie, après avoir quitté les podiums 20 ans plus tôt contre son gré. S'il n'est plus de ce monde aujourd'hui, il reste l'un des créateurs iconiques de l'histoire de l'élégance française. D'ailleurs, sa disparition a été accompagnée de nombreux témoignages et d'innombrables hommages de ses pairs.

Si l'histoire de la marque Jean-Louis Scherrer a été émaillée par plusieurs procès retentissants, l'enseigne reste l'une des plus belles institutions du luxe à la parisienne. Comme le décrit si bien Stéphane Rolland, dernier successeur de Jean-Louis Scherrer : « Pour moi, il y avait l’image Yves Saint Laurent rive gauche et celle de Jean-Louis Scherrer rive droite, qui correspondait à un certain sens inné du luxe à la parisienne, toujours chic et élégant. C’était sa manière à lui d’évoquer l’Orient, avec une certaine opulence. »

Depuis toujours la maison Scherrer a décliné des collections fondées sur le voyage : La Chine, L'Inde, le moyen Orient…

Les parfums Jean Louis Scherrer s'apparentent aussi bien à un voyage extérieur qu' à un voyage intérieur.

La femme Jean Louis Scherrer est moderne, nomade, empreinte d'élégance et de raffinement.

L'homme Jean Louis Scherrer est citadin, moderne au caractère déterminé.